Mon expérience avec les crises d’angoisse

Mon histoire avec les crises d’angoisse:

Introduction:

Je veux vous exposer mon expérience avec les crises d’angoisse pour vous montrer que vous n’êtes pas seul.e et que vous pouvez vous en sortir. J’ai conscience que beaucoup de personnes, contrairement à moi, souffrent de crises d’angoisse au quotidien et accompagnées parfois de troubles anxieux plus généralisés.

Pour voir ma vidéo sur les solutions que j’ai trouvées et pratiquées pour arrêter une crise d’angoisse rapidement, cliquez ici.

La première fois:

Cette journée date d’il y a plus d’un an et demi. Je n’étais pas plus stressée et angoissée qu’a mon habitude, même si la période d’examen ne facilitait pas la situation. Je devais ce jour-là passer un examen d’anglais qui pour moi était le moins stressant et le plus facile de l’année. Au moment de m’asseoir en classe je commence à me sentir un peu déréaliser et à ne plus trop avoir conscience de ce qui m’entourait. Les paroles et les gens devenaient quelque chose de confus et flous autour de moi. Le professeur distribue les copies et je sens mon cœur battre de plus en plus fort. J’essaie de me recentrer sur moi-même et de respirer calmement. En même temps je cherchais à savoir pourquoi cela m’arrivait, car je ne comprenais pas étant donné que cet examen n’était pas vraiment stressant pour moi. Le fait que je ne comprenne pas accentuait mon angoisse. Je me sentais très seule face à cette situation. En effet, ce n’était clairement pas le moment de parler ou de demander de l’aide. Les minutes me paraissaient longues et courtes en même temps. Le professeur annonça le début de l’examen et cela à déclenché quelque chose d’incontrôlable en moi. Mon cœur et ma respiration se sont affolés et je ne pouvais plus le cacher. Je me suis levée et suis sortie en pleure et paniquée. Je ressentais en même temps des frissons et des fourmillements dans mon corps. Évidemment, tout le monde s’est posé des questions sur mon état. Par chance, mon copain m’a suivi à l’extérieur. Il souffrait énormément de crises d’angoisse à l’époque et a donc su me donner des réponses sur ce qui se passait. Le professeur est aussi sorti me rejoindre et ils ont essayé de détourner mon attention. J’ai pris plusieurs bonnes minutes à réussir à calmer mon rythme cardiaque. J’ai déjà commencé par arrêter de pleurer et débuter par me concentrer sur la voix de mon copain. Il avait des paroles très positive « tout va bien », « ça va passer », « c’est normal »…

La suite de la journée:

Après ça, j’ai passé mon examen dans une salle à part avec mon copain (au cas où). Cela m’a rassuré car revenir dans une salle avec tous les regards figés vers moi ne me rassurait pas vraiment. Les gens ont pensé par la suite que j’ai menti pour tricher dans une autre salle. Ce n’est pas vraiment leur faute, c’est juste que nous ne sommes pas vraiment informés sur les crises d’angoisse. Pour le reste de la journée, je me sentais un peu différente et plus angoissée que d’habitude mais j’ai eu la chance de ne pas avoir à nouveau une crise. Et ensuite? Par la suite j’ai souvent été déréalisée (en continu) suite à mon angoisse. Les crises restaient tout de même rares. Il m’est quand même arrivé plusieurs fois d’en ravoir. La seule chose qui me rassurait était de savoir ce que c’était. Cependant je ne trouvais pas vraiment de solutions sur le moment et j’espérais juste que cela se passe le plus vite possible. Savoir que cela n’est pas irréversible et fatal me rassurait beaucoup. Je savais que ce n’était qu’un dur moment à passer et que je n’allais pas mourir.

Plus de crises d’angoisses pendant plusieurs mois ?

Le moment où j’ai arrêté d’avoir des crises coïncide avec le temps où j’ai voulu me sortir de mes dépressions. J’ai développé certaines solutions qui faisaient chuter mon taux d’angoisses au quotidien et donc diminuaient énormément le risque de crise. En parallèle j’ai trouvé, sans réelle recherche de ma part, des méthodes en amont pour pouvoir gérer les crises sur le moment. Ce sont ces exercices que j’expose dans ma vidéo. Les méditations et mes routines m’ont ouvert les portes vers la fin des crises et surtout vers les moyens de les gérer.

Conclusion:

Les crises d’angoisse ne sont pas une fatalité. Le fait de savoir qu’elles existent permet de moins angoisser au moment de celles-ci. Personnellement je crois qu’il faut chercher à baisser son taux d’angoisse quotidienne plutôt qu’à baisser les nombres de crises d’angoisse. Les solutions pour les gérer se font en amont. Si par la suite, une crise arrive, elle sera surmontable facilement. J’en ai fait l’expérience il y a une-deux semaine en pleine nuit et ça allait. Je vous envoie tout mon courage!

PS: Je ne raconte pas toutes les crises d’angoisse que j’ai pu avoir car cela n’aide pas plus que ça. C’est sensiblement les mêmes choses même si elles peuvent arriver à des moments et des endroits différents. Évidemment qu’on ne le vit pas de la même façon si on est seul.e ou entouré.e. Cependant je ne pense pas qu’un article avec les détails de toutes mes crises soit nécessaire.

À très vite,

Debora.

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